le plan pour la cohésion sociale fait polémique

le plan pour la cohésion sociale fait polémique

La mise en place d’un plan pour renforcer la cohésion sociale par le gouvernement à l’issue du dernier conseil des ministres est considérée par les observateurs comme un voile de la politique de discrimination sociale et culturelle que le président mauritanien dissimule dans ses deux discours phares de Ouadane et du 62ème aniiversaire de l’indépendance.

Le moins qu’on puisse dire ces deux messages de Ould Ghazaouni devenus la référence du gouvernement i marquent incontestablement une troisième année de gouvernance mi-figue mi-raisin. Ils ne s’adressent pas à tous les Mauritaniens.

Si les critiques contre les expressions tribales et régionales qui gagnent du terrain sont indéniables, il n’en demeure pas moins que le silence sur la cohabitation est un révélateur de la nature du régime de Ould Ghazouani autoritaire et à caractère raciste comme en témoignent les nominations quasi monocolores au sein de l’administration, de l’armée et des forces de sécurité.

Derrière ce plan pour la cohésion sociale se cache un vieux plan qui date de 1983 de l’effacement des populations du Sud en particulier les paysans les moins nantis qui sont forcés désormais de mettre en valeur leurs terres de peur qu’elles soient confisquées par l’Etat et remises aux investisseurs nationaux et étrangers.

Au niveau de l’Éducation, le plan du gouvernement est encore plus cynique avec la nouvelle loi d’orientation qui semble tourner le dos aux recommandations importantes de la dernière concertation nationale sur un système unique qui donne une chance aux langues nationales d’être enseignées.

La réforme du système éducatif retenue passe par le renforcement de l’arabe dans tous les domaines et l’utilisation uniquement des LN comme langues de communications.

C’est un net recul par rapport à la réforme de 1979 qui avait réussi l’expérimentation de l’enseignement des LN sous la houlette de l’Institut des Langues Nationales. Ce n’est pas un hasard si le ministre de l’Education pare au plus pressé pour forcer la main à l’opposition et aux associations culturelles nationales à entériner un projet déjà fait.

La culture monocolore distillée à travers l’audiovisuel public, les festivals, expositions s’ajoute à ces deux exemples de secteurs clés du développement, du mieux vivre-ensemble et gage de l’unité nationale et de la cohésion sociale. Une bien triste réalité d’une Mauritanie loin d’être apaisée.

chitari 24

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